Il faut être prêt à relever les défis des années à venir.

Date de publication
lun 30/09/2019 - 13:15
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Aucun retard n’est tolérable dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Car tout retard se traduit par de nouvelles infections et toujours plus de morts. En complément des investissements de la communauté internationale, via le Fonds mondial, Expertise France met en oeuvre une palette d’appuis coordonnés et de plus en plus intenses. L’objectif est de relever les défis présents et à venir, avec une Initiative 5% agile et dynamique, au service de la santé des populations.

Les pays éligibles à l’Initiative 5%, qu’ils soient en Afrique, en Europe de l’Est ou encore en Asie du Sud-Est, réalisent depuis des années des progrès remarquables ; mais les impacts des politiques de lutte contre les maladies et des investissements réalisés tant par le Fonds mondial que par les gouvernements souffrent d’importantes disparités. Et ce n’est pas étonnant ! Certains pays ont connu des crises majeures, avec des conflits, des actions terroristes, une forte instabilité politique ; d’autres (ou parfois les mêmes) souffrent dramatiquement du changement climatique et voient leur environnement changer. Les crises économiques peuvent s’additionner à des flambées épidémiques. Le tableau est sombre, parfois très sombre.

« Il faut être prêt à relever les défis des années à venir. »

Dans le même temps, la situation épidémiologique tend à évoluer. Globalement, la lutte contre la tuberculose et le paludisme marque le pas. Les progrès passés sont incontestables, mais est-il possible d’en enregistrer de nouveaux ? Quant à la lutte contre le VIH, elle reste difficile car il semble que le plus simple a été fait : comment
assurer la qualité d’une prise en charge tout au long de la vie dans des contextes aussi délicats ? Et si un nombre croissant de patientes et de patients ont effectivement accès aux traitements, quid de la discrimination qui ruine les vies de ces individus et de leurs familles ? Enfin, comment ne pas citer la montée inquiétante des
résistances, qu’elles soient aux antirétroviraux, aux antituberculeux, aux antipaludiques ou encore aux insecticides ?

Si l’Initiative 5% se vante, à juste titre, de réagir rapidement aux besoins des pays pour améliorer leur accès aux financements du Fonds mondial et pour améliorer l’efficience dans la mise en oeuvre des subventions, reste qu’il faut être prêt à relever les défis des années à venir. Peu à peu se dessine une évolution de nos modalités d’intervention pour renforcer les dispositifs d’appui technique et planifier l’assistance technique de manière raisonnable, et pas seulement à court terme. Parallèlement,
l’Initiative 5% soutient des ONG, des instituts de recherche, des programmes nationaux, etc. L’objectif est d’encourager des expérimentations, des approches innovantes, des projets pilotes qui ont vocation à changer les pratiques, la manière de travailler, ou bien à faire évoluer les politiques de santé dans les pays.

Tous les appuis de l’Initiative 5% seront vains si l’assistance technique et les appuis aux projets ne reposent pas sur une approche fine, individualisée, pays par pays, organisme par organisme. Coconstruire pour fournir une opportunité de renforcement des compétences est une obligation ; rien de durable n’est possible si le travail quotidien se fait en substitution. C’est aussi en étant consciente des risques potentiels de telles interventions que l’Initiative 5% entend poursuivre son partenariat avec tous les pays éligibles, à la hauteur de leurs besoins.