Appuyer les acteurs de la Recherche

L’amélioration durable de la prise en charge des grandes pandémies a été confirmée par une évaluation réalisée en 2017 sur les 21 projets de recherche opérationnelle financés par l’Initiative 5% depuis 2012. Ces résultats favorables ont déterminé le lancement en 2018 d’un appel à proposition annuel spécifique à la recherche opérationnelle, à travers lequel l’Initiative 5% appuie les acteurs de la recherche dans leur diversité.

Par les résultats fournis par les programmes financés, les acteurs de la recherche permettent d’ajuster les stratégies et les interventions des programmes de lutte et des organisations communautaires au fur et à mesure de leur mise en œuvre.La recherche opérationnelle est un élément fondamental pour les stratégies nationales et internationales afin de mettre fin aux grandes pandémies. Elle permet entre autre de tester des approches innovantes dans la prévention, le dépistage et le suivi des personnes.

Nous soutenons des projets de recherche qui permettent:

  • De documenter les particularités des pandémies
  • D’améliorer la prévention, le dépistage et le suivi des personnes
  • De faire émerger des stratégies innovantes
  • De former de nouvelles générations de chercheur·e·s
  • De s’inscrire dans les priorités de recherche des pays
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Documenter les particularités et former de nouveaux chercheurs
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Entre 150 000 et 320 000 cas de paludisme sont enregistrés chaque année en Mauritanie. Pourtant, peu d’études épidémiologiques avaient été menées dans le pays et les données disponibles pour les chercheur·e·s étaient devenues caduques.

Grâce à un projet porté par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et mis en œuvre par l’université de Nouakchott Al Aasriya, les données sur le paludisme en Mauritanie ont pu être mises à jour. Elles seront réutilisées dans le cadre de la stratégie nationale et des projets de prise en charge et de prévention. Le projet a permis d’identifier les moustiques vecteurs de la maladie par région, d’évaluer la prévalence de l’épidémie et des parasites résistants aux médicaments antipaludiques, mais aussi de former des chercheur·e·s dans le pays : six doctorant·e·s mauritanien·ne·s ont soutenu ou préparé leur thèse sur le paludisme et sept étudiant·e·s ont été formé·e·s au niveau master.

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AMÉLIORER LE DÉPISTAGE
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Un·e enfant bénéficiant tôt du bon diagnostic et du traitement adéquat pour sa tuberculose a de grandes chances de survivre.

De 2017 à 2020,  le projet TB- Speed mis en œuvre par un consortium international coordonné par l’université de Bordeaux, est cofinancé avec Unitaid. TB-Speed vise à systématiser le diagnostic de la tuberculose chez les enfants vulnérables et à faciliter leur accès au traitement dans sept pays d’Afrique et d’Asie. Plus difficile à reconnaître, son diagnostic nécessite des examens invasifs peu disponibles dans les centres de santé de proximité. TB-Speed propose le dépistage symptomatique accessible aux parents grâce à des simples questions et la radiographie pulmonaire digitalisée avec une interprétation simplifiée. Son test Xpert Ultra permet aussi de dépister les enfants de manière moins invasive.

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FAIRE ÉMERGER DES STRATÉGIES INNOVANTES
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La recherche opérationnelle est particulièrement pertinente pour aider à concevoir les outils les mieux adaptés aux défis posés par la lutte contre le paludisme, notamment les résistances aux antipaludéens; et aux insecticides qui émergent en Asie du Sud-Est et en Afrique subsaharienne.

Entre 2016 et 2019, l’Initiative 5% a financé le projet REACT mené par l’IRD en partenariat avec l’institut Pierre Richet de Bouaké et l’IRSS à Bobo- Dioulasso au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. L’impact de quatre nouveaux outils complémentaires des moustiquaires imprégnées, sur la transmission du paludisme a été testé dans une soixantaine de village.